Fuite de gaz sur Nord Stream : accident ou sabotage ?

Par Brice Blanpain
Illustration : Nour Villière
Publié le 27 octobre 2022

Mette Frederiksen, première ministre danoise, a qualifié les fuites de gaz sur Nord Stream d’ « actes délibérés » et « pas [dues à] un accident ». Pour cette femme politique, cela ne fait aucun doute : les deux gazoducs reliant l’Allemagne et la Russie ont bien été sabotés par une puissance étrangère.

En effet, ce mardi 27 septembre, des fuites inexpliquées ont touché ces deux gazoducs, visibles à la surface avec des bouillonnements allant de « 200 mètres à 1 000 mètres de diamètres », selon l’armée danoise.

L’hypothèse d’un sabotage serait appuyée par l’enregistrement de deux explosions sous-marines, à proximité des sites de fuite des deux gazoducs, par les autorités danoises.

Un désastre pour l’environnement

Si certain·es y voient une représaille russe, suite à l’évolution du conflit entre l’Ukraine et la Russie, certain·es scientifiques eux·lles appuient surtout l’idée que nous assistons à une catastrophe écologique, de par les milliers de tonnes de méthane relâchés. Le méthane est un gaz responsable en grande partie du réchauffement climatique. En effet, d’après un article de Futura Sciences, le méthane serait vingt-cinq fois plus puissant que le dioxygène de carbone, au niveau du réchauffement climatique, bien qu’il reste dans l’atmosphère moins longtemps que ce dernier.

Des réparations compliquées

Il faudrait aussi rajouter les coûts matériels et financiers, comme le rapporte un article du HuffPost : les gazoducs sont construits et sont réalisables avec un savoir-faire industriel bien spécifique. De plus, le temps est un autre facteur à prendre en compte, puisque le Gazoduc Nord Stream avait été construit en six ans, rajoutant une difficulté supplémentaire aux travaux de réparations.

Une chose est sûre : ces fuites vont sûrement aggraver davantage la crise énergétique touchant l’Europe.

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