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Artistes en lutte

Connaissez-vous les Guerrilla Girls ? Ce groupe d’artistes féministes, fondé en 1985, se met en place à la suite d’une exposition du MoMA, ayant pour but de dépeindre une vue d’ensemble de l’art contemporain et rassemblant près de 170 artistes… dont seulement 13 artistes femmes. Les membres, dénonçant par leurs actions le sexisme, le racisme et les stéréotypes dans les mondes de l’art. Leur mode opératoire ? Créer, placarder et manifester avec des affiches humoristiques qui nomment et interpellent personnellement chaque artiste, galerie, institution et critique d’art contribuant à l’écartement des artistes femmes et racisé·es du monde de l’art, en fournissant des statistiques accablantes.

Un art contemporain sans limite ?

Si les artistes s’exposaient à l’opprobre en cas de déviance vis-à-vis des mœurs, cette situation n’est pas moins vraie aujourd’hui. Effectivement, les œuvres n’ont jamais été autant controversées. Des sentiments parfois contraires jaillissent face à certaines pièces bouleversant les canons artistiques traditionnels. Ainsi, la valorisation des interprétations audacieuses plutôt que du pur esthétisme semble être de mise. 4’33 de J. Cage, ou encore la modernisation des memento mori par D. Hirst en sont des manifestations.

Bilan carbone des stars

DJ Snake, Rammstein, Tom Cruise sont connus dans la monde entier pour leurs musiques, leurs concerts ou leurs films, mais moins pour leur bilan carbone. Le blog BonPote questionne la relation entre culture et environnement, qui ne tend pas vraiment vers la sobriété. À l’heure de la crise climatique, impossible de fermer les yeux sur des aberrations écologiques qui coûteront cher dans l’avenir. L’article est à lire ici.

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Spectacle

Au Théâtre de la Tempête, édouard III perd sa majuscule, révélant le gros bébé pourri gâté qu’il est vraiment. Entre tirades enflammées et motivations belliqueuses approximatives, le roi d’Angleterre nous entraine dans sa conquête du trône de France. Si l’on peut rester insensible au classicisme apparent de la pièce, l’œil, lui, aura toujours de quoi se réjouir.

Arts

Depuis le 15 octobre, le Louvre offre la possibilité à ses visiteurs de (re)découvrir l’œuvre riche et complexe de Jacques-Louis David, figure à l’influence incontestable sur la scène artistique française des XVIIIe et XIXe siècle. Une exposition brillamment organisée, captivante et dynamique, qui met en valeur cet artiste dont le talent phénoménal a été reconnu très tôt, à la fois par ses pair·es et par les historien·nes de l’art. Une exposition à voir jusqu’au 26 janvier 2026.

Ciné série

Résurrection, c’est le nouveau film du réalisateur chinois Bi Gan qui a retourné la croisette en mai dernier et qui se trouve sur nos écrans depuis le 10 décembre. Entre onirisme et hommage au cinéma, il aura décroché le prix spécial du jury cannois, au grand dam de notre chroniqueuse (moi, vu que j’écris aussi le chapô).

Livres

Est-ce que les livres de Freida McFadden valent la peine d’être lus ? Pour la langue et le style, certainement pas. Mais pour ses protagonistes et les résolutions qu’on ne voit pas venir : peut-être. La manière dont l’autrice parvient à nous mener en bateau dit quelque chose de notre société et de la manière dont nous percevons les femmes, ou plutôt, les personnages féminins.

Actualités

« Je prends la parole parce que ce que j’ai subi dépasse ma personne. J’espère montrer que parler, c’est se protéger. Vous n’êtes pas seul·es. » Helydia, streameuse, octobre 2025. Depuis le témoignage de la streameuse Helydia qui accuse son ex-compagnon, le streamer Fugu, de violences conjugales, les réactions se multiplient : soutien, scepticisme, « on ne sait pas tout », « ils étaient tous les deux violents », « il faut attendre d’avoir les deux versions, un jugement ».

Spectacle

J’avais cru les recommandations. Celles de TikTok d’abord. Puis des amies, motivées par l’excitante promesse d’une grève du sexe. Puis d’une connaissance qui m’avait déjà catégorisée comme féministe, bien solide sur ses appuis. Je suis donc allée, un samedi soir pluvieux, au Théâtre de l’Atelier dans le 18e pour voir La chair est triste hélas. Écrit et mis en scène par Ovidie. Interprétée par Anna Mouglalis. Et comme l’indique ce titre, auquel j’ai mûrement réfléchi pendant les 1h10 d’ennui, j’ai détesté.

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