Des spectateur·ices dans la brume
Par Madeleine Gerber
Publié le 3 novembre 2026
Le 23 septembre 2026 sortait dans les salles françaises le film franco-népalais Des éléphants dans la brume, qui s’est vu décerner le Prix du jury Un certain regard à Cannes. Réalisé par Abinash Bikram Shah, le soi-disant thriller, ne m’aura pas tenue en haleine, mais plutôt dans l’incompréhension d’une narration brumeuse.
Nous faisons donc la découverte de la communauté kinnar dans un village népalais niché au cœur d’une forêt peuplée d’éléphants. Nous suivons le parcours de Pirati, mère de la communauté, à la recherche de sa fille disparue. À la fin du film, en discutant avec les proches avec qui j’ai vécu (subi) cette séance, je me rends compte que personne n’a compris la même chose.
Cette communauté népalaise n’est pas entièrement composée de femmes, mais de femmes transgenres.
L’enquête pour retrouver la fille perdue n’est pas passionnante. Les éléphants se font rares. Mais on peut en observer un vers la fin, que je prends pour une réincarnation de la fille disparue.
Les bruits de la jungle me rappellent les interminables vidéos YouTube du type “three hours relaxing nature sound” utilisées lors de séances de massage. J’ai passé un mauvais moment devant le film, partagée entre le besoin de dormir et celui de comprendre.
